Lou dans la nuit

de Maxime Robin

4 à 8 ans Environ 45 minutes 250 spectateurs

Une création du Théâtre des Confettis

Spectacle créé en février 2020, au Théâtre jeunesse Les Gros Becs

Le jour, Lou n’a pas peur de sa maison. Elle joue dans sa chambre, dans le couloir…
Très rarement dans le salon.
Jamais dans l’escalier.

Et surtout pas au sous-sol…
Ah ça, non!

Or, une nuit, un gros bruit tire Lou de son sommeil.
Quel est ce bruit? D’où vient-il?
Puis, une voix s’adresse à Lou. Doucement. Posément. Elle semble venir…
De l’escalier?
Ou serait-ce…
Du sous-sol?
Guidée par cette voix bienveillante — mais parfois agaçante! –, Lou quitte sa chambre et part à la découverte de sa maison plongée dans le noir.
Elle entend ses bruits inquiétants, ses tuyaux qui hoquettent, ses planchers et ses marches qui craquent…
Sous ses yeux, les meubles s’animent et deviennent des bêtes à dompter.
Lou ouvre des portes closes. S’accroche à la poignée de celles qui veulent s’ouvrir.
La traversée de cette maison qu’elle ne reconnaît plus la mène finalement devant cette porte…
Celle, toujours verrouillée, qui s’ouvre sur… le sous-sol.
Du haut de ses sept ans, Lou hésite…
Son cou se tend.
Sa respiration s’accélère.
Un long frisson lui parcourt le dos.
Tiraillée entre sa peur et sa curiosité, Lou descendra-t-elle?
Qu’y a-t-il donc dans ce sous-sol?

Mot de l'auteur

Pendant quelques années, j’ai vécu à Toronto. Perdu dans une immense ville, loin de ma
famille, à parler une langue qui n’était pas la mienne, j’ai dû trouver une foule de stratagèmes
pour continuer à avancer. Celui dont je suis le plus fier, c’est un club que j’ai fondé avec quelques
amies. Nous nous rencontrions une fois par saison pour une soirée divisée en deux parties.
D’abord, nous discutions sur ce qui nous bloquait ou nous effrayait. Ensuite, nous nous donnions
des défis pour affronter nos angoisses, repousser nos limites et, ultimement, grandir.

À l’occasion d’une de ces soirées, je me suis rappelé qu’enfant, je demandais à ma mère
de laisser la porte de ma chambre ouverte. Sa porte à elle restait fermée et je lui prêtais tout le
courage du monde d’oser une telle chose. Je croyais qu’en grandissant mes peurs s’évanouiraient
l’une après l’autre. Que je les vaincrais pour devenir, comme ma mère, un adulte sans peur.

Pourtant, trente ans plus tard, nous étions là, quatre expatriés, loin de tout ce qui nous était
familier, minuscules dans une ville que nous ne pouvions regarder que d’en bas, à se raconter nos
peurs. Alors que j’étais perdu dans mes pensées, ma belle amie Anouk m’a pris à part et m’a dit :
« Il n’existe que deux sentiments, l’amour et la peur. Tout ce que tu ressens, c’est soit l’un, soit
l’autre, soit un mélange des deux. »

Aujourd’hui, j’ai quitté Toronto. Je vis à Québec, près de ma famille, de mes amis, dans
une langue que j’aime. Mais il n’y a pas un jour qui passe sans que je pense à Anouk, à l’amour
et à la peur. Et à leur immense pouvoir d’ouvrir et de fermer les portes.

Maxime Robin

Janvier 2020

Crédits

Texte et mise en scène : Maxime Robin

Conseiller à la dramaturgie : Jean-Michel Girouard

Scénographie : Erica Schmitz

Éclairages : Keven Dubois

Environnement musical et sonore : Josué Beaucage

Distribution originale : Marianne Marceau et Mélissa Merlo

Voix : Éric Leblanc

Direction artistique : Hélène Blanchard et Judith Savard

Afin d’obtenir un dossier de presse ou tout autre document sur cette production, écrivez-nous.

Presse

« C’est extrêmement charmant ! C’est drôle ! C’est intelligent, c’est rythmé ! […] Quand la pièce s’est terminée, tous les enfants autour de moi disaient : “C’est ma meilleure pièce. J’ai adoré !” […] Ils étaient ravis. […] C’est mon
spectacle pour enfants préféré depuis longtemps ! Il y a une part de magie. Il y a beaucoup d’humour. Il y a un bel
enseignement du courage. C’est vraiment une très, très jolie pièce. […] Un plaisir pour les tout-petits et pour les
grands. »

Anne-Josée Cameron, Ici Première, C’est encore mieux l’après-midi, 6 février 2020

« Marianne Marceau charme littéralement au premier coup d’œil […] grâce à une interprétation sincère, tout aussi
fragile que joyeuse, de cette petite Lou terriblement attachante, aussi gracieuse que bagarreuse. […] Ses répliques se savourent au compte-goutte, mais font mouche à tout coup. […] Si le petit spectateur peut se reconnaître dans les pas de Lou au travers de chaque pièce qu’elle visite, le grand se remémore ses frayeurs d’enfance tout en captant les nombreux clins d’œil cinématographiques insérés ici et là par les concepteurs. […] Lou dans la nuit est un autre réel bijou de cette programmation 2020-2021 presque sans failles du Théâtre jeunesse Les Gros Becs. »

David Lefebvre, MonTheatre.qc.ca, 9 février 2020