À l’aide d’un journal intime découvert dans une vieille valise oubliée, un fils nous invite à partager avec lui un moment important de l’enfance de son père, un immigrant espagnol venu s’établir en Amérique il y a plusieurs années. Nous nous retrouvons ainsi un matin d’été en 1940, dans un petit village d’Espagne, alors que Joan Casesnoves-Durante, âgé de dix ans, se réveille avec un mot en bouche, une fabuleuse invention, un mot totalement absent du dictionnaire, un mot auquel Joan veut absolument attribuer un sens.
Quelques jours plus tard, le père de Joan revient à la maison après une très longue absence provoquée par la guerre civile. Avec l’affectueuse connivence de la mère se développe entre ce père « inventeur de mondes meilleurs » et ce fils « inventeur de mots » une tendre et lumineuse complicité qui donnera au mot nouveau de Joan une valeur éclatante et éternelle.
L’auteur qui a inspiré Conte de la Lune
Pere Calders est né le 29 septembre 1912 à Barcelone. Il grandit à la campagne et développe son goût d’écrire des histoires, encouragé par son père. Il fait ses études à l’école catalane et écrit son premier recueil, El primer arlequi, à l’âge de 14 ans. Il cultive aussi une autre passion, le dessin. Même s’il est jeune, il travaille comme assistant du dessinateur Karel Cerny. À 17 ans, Pere Calders étudie le dessin et la peinture à l’École Supérieure des Beaux Arts. Quand débute la Guerre civile espagnole, en 1936, il continue à écrire et à dessiner dans plusieurs publications. En 1937, il participe à la guerre dans le camp des Républicains et publie son premier roman, La Gloria del doctor Laren. Mais les événements de la Guerre civile l’obligent à quitter l’Espagne. Pere Calders se réfugie au Mexique où il écrit plusieurs livres et beaucoup de textes, dont son œuvre la plus importante, Croniques de la veritat oculta. Tout au long de sa carrière d’écrivain, il reçoit de nombreux prix et on traduit ses histoires en plusieurs langues pour le faire connaître d’un plus grand public. Pere Calders meurt le 21 juillet 1994, nous laissant des contes passionnants comme ceux qui ont inspiré Conte de la Lune de Philippe Soldevila.
Galerie de photos
Crédits
Texte : Philippe Soldevila, inspiré de nouvelles de Pere Calders
Traduction anglaise de Leanna Brodie
Traduction espagnole de Ignacio et Philippe Soldevila
Mise en scène : Philippe Soldevila
Assistance à la mise en scène : Hélène Blanchard
Scénographie : Luc Rondeau et Erica Schmitz
Musique : Jean-François Mallet
Éclairages : Christian Fontaine
Distribution à la création : Christian Essiambre, Réjean Vallée et Agnès Zacharie
Distribution en tournée : Christian Essiambre, Daniel Simard, Agnès Zacharie et
France Larochelle
Régie : Katia Talbot, Julie Touchette, Gabrielle Garant, Nadine Delisle
Prix et distinctions
Masque de la production Jeunes publics de l’Académie québécoise du théâtre (2006)
Finaliste pour le Masque des Enfants terribles de l’Académie québécoise du théâtre (2006)
Finaliste pour le Prix de la critique décerné par L’Association québécoise des critiques de théâtre, dans la catégorie « Jeunes publics » (2006)
Prix ZOF du partenariat décerné par la Fédération culturelle canadienne-française en collaboration avec le Secrétariat aux Affaires intergouvernementales canadiennes du gouvernement du Québec (SAIC) (2007)
Prix Éloizes décerné par l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (2007)
Christian Essiambre, comédien, récipiendaire du Prix Éloizes décerné par l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick (2007)





