Cantin, huit ans et demi, pour ne pas dire trois quarts, défie l’autorité de ses parents. Imaginez, ils veulent choisir l’heure à laquelle il doit se coucher ! Face à ce « despotisme parental », Cantin décide de faire la grève générale du sommeil et de se nommer « Cantin Premier, Prince des enfants magiques », titre qui devrait lui permettre de faire tout ce qu’il veut, quand il le veut.
Son règne n’est pas sitôt commencé que Cantin voit apparaître dans son miroir M. Lewis, écrivain nerveux et lunatique, qui lui ouvre les portes d’un royaume insolite situé de l’autre côté du miroir. Les personnages y sont étranges, les phénomènes physiques inversés, la logique particulièrement compromise. Dans sa traversée du « Pays du Miroir », il rencontre le Cavalier Vert, le Fou, le Roi Henry, Bills qui sont, ce jour-là, fort préoccupés par la prochaine partie de quilles opposant la capricieuse Reine de Cœur au Prince Cantin Premier.
Enfermé dans cet univers étonnant, notre petit souverain trouve sa couronne de plus en plus pesante et de plus en plus lourdes, ses paupières. Si au moins il pouvait se retrouver dans son lit et entendre les voix de ses parents lui souhaiter : « Bonne nuit mon amour. Fais de beaux rêves. »
Un voyage dans le monde à l’envers
Pour l’écriture de Partie de quilles chez la Reine de Cœur, Jean-Frédéric Messier, qui signe ici sa deuxième pièce pour le Théâtre des Confettis, s’est librement inspiré de l’univers de Lewis Carroll et plus particulièrement de deux de ses œuvres Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir.
Jouant avec le rêve et la réalité, l’auteur nous transporte dans un monde qui défie toute logique : des personnages bizarres marchent à reculons, une reine ne veut plus gouverner son royaume, un roi « perd » la tête, un chevalier rend les armes plutôt que de risquer sa vie, un poète écrit des textes saugrenus, un fou de la cour jongle avec la vérité et un entrepreneur détruit tout sur son passage…
Seul Cantin, un garçonnet de 8 ans, échappe à ce monde sens dessus dessous.
Galerie de photos
Crédits
Texte : Jean-Frédéric Messier, librement inspiré de l’œuvre de Lewis Carroll
Mise en scène : Philippe Soldevila
Assistance à la mise en scène : Hélène Blanchard et Judith Savard
Scénographie : Denis Denoncourt
Musique : Jean-Frédéric Messier
Éclairages et direction de production : Christian Fontaine
Distribution à la création : Stéphan Allard, Yves Amyot, Vincent Champoux et Anne-Marie Olivier
Distribution en tournée : Emmanuel Bédard, Jean-Philippe Joubert, Hugo Lamarre et Ansie St-Martin, Pierre-Yves Charbonneau et Bruno Marquis
Musiciens (fanfare) : Charles Imbeault (trompette),
Rémi Leclerc (batterie), Claude St-Jean (trombone),
Maxime St-Pierre (trompette) et Christopher Smith (tuba)
Régie : Hélène Rheault ou Nicolas Saint-Pierre ou Anne-Catherine Simard-Desrape ou Marie-Josée Houde et Marie-Joël Fiset ou Jean-François Labbé et Julie Touchette
Prix et distinctions
Récipiendaire du premier Masque des Enfants terribles de l’Académie québécoise du théâtre (2001)
Finaliste pour le Masque de la production Jeunes publics de l’Académie québécoise du théâtre (2001)
Denis Denoncourt, scénographe, récipiendaire du Prix Jacques-Pelletier décerné par la Fondation du Théâtre du Trident dans le cadre des Prix d’excellence des arts et de la culture (2000)
Philippe Soldevila, metteur en scène, finaliste pour le prix de la mise en scène décerné par la Fondation du Théâtre du Trident dans le cadre des Prix d’excellence des arts et de la culture (2000)
Stéphan Allard, comédien, finaliste pour le Prix Nicky-Roy décerné par la Fondation du Théâtre du Trident dans le cadre des Prix d’excellence des arts et de la culture (2000)






